Histoire de la SAT. Repères chronologiques

Edition du 24 janvier 2011
 
1849
Etienne Claude GRAMMONT quitte l'entreprise GINDRE-CHAVANY, où il est contremaître. L'entreprise fabrique des fils pour les tissus brochés, grande activité de la région lyonnaise et encore aujourd'hui. Il fonde son entreprise de tréfilerie : "La Grammonière".
Années
1870
Alexandre GRAMMONT, fils du fondateur, ancien élève de l'École Centrale, oriente l'activité de l'entreprise vers la tréfilerie du cuivre pour les câbles et les moteurs électriques.
1881
La société GRAMMONT emploie 143 personnes.
1891
Alexandre GRAMMONT décide de se lancer dans la fabrication des câbles télégraphiques, téléphoniques et d'énergie.
1890
GRAMMONT emporte l'adjudication pour la construction d'un câble sous-marin télégraphique Marseille-Bizerte. Il faut disposer d'une usine en bordure de mer. Le choix de Saint-Tropez est retenu.
1892
La câblerie de Saint-Tropez est opérationnelle. Elle occupe une surface de 7200 mètres carrés.
1898
Création de la Compagnie des Signaux à Riom dans l'ancienne caserne LAFAYETTE.
1906
Le réseau télégraphique est devenu suffisamment dense pour répondre aux besoins. Les commandes baissent et GRAMMONT rencontre des difficultés. De plus, l'entreprise ne dispose pas de navire câblier contrairement à la concurrence. 
1913
La câblerie de Saint-Tropez est mise en sommeil. Plus tard, sa valeur foncière servira grandement à la Compagnie des Signaux.
1914
A la veille de la Première Guerre Mondiale, GRAMMONT emploient 2150 personnes.
1914-1918
GRAMMONT participe à la production industrielle requise par la guerre. Pont de Chéruy fabrique des obus.
1915
GRAMMONT se lance dans la fabrication des lampes triodes amplificatrices. A partir de 1920, elles équipent les émetteurs du Général FERRIÉ, pionnier de la radioélectricité, et de nombreux postes de réception.
1920
GRAMMONT aborde le domaine des équipements d'amplification pour lignes téléphoniques à grande distance (répéteurs).
1921
Construction de la câblerie de Riom par la Compagnie des Signaux.
Création de la Société d'Etudes pour les Liaisons Téléphoniques (SELT) qui regroupe la SIT (Société Industrielle des Téléphones), la SACM (Société Alsacienne de Construc-tions Mécaniques) et les établissements GRAMMONT. La coopération se limite aux études
1923
Le Parlement vote, le 30 juin, une loi qui crée un budget annexe des PTT et permet le recours à l'emprunt pour le financement du réseau.
1923
Jacques ROUSSEL entre chez GRAMMONT. Il y restera 45 ans et sera un pilier de la création et de la direction des bureaux d'études de la future SAT.
1924
A l'issue de ses études à l'Institut Polytechnique de Grenoble, Myron LEBEDINSKY entre à la Société des Téléphones GRAMMONT où il travaille sur les équipements d'amplification et de terminaison de câbles dans le laboratoire de l'immeuble Regina, 11 rue RASPAIL à Montrouge.
1925-1927
Les fabrications de câbles de la SELT sont de mauvaise qualité technique, avec beaucoup de déchets.
1928
Léon PARCÉ entre chez GRAMMONT après avoir appris le métier du câble chez LMT.
L'Administration décide de tenter une dernière tentative avec la SELT. GRAMMONT doit fabriquer un câble à 61 quartes destiné à la liaison Angoulème-Limoges (102 km). Au sein de GRAMMONT, une petite équipe pilotée par Léon PARCÉ, assisté notamment d'Edmond GUÉRAUD, décide de reprendre l'ensemble du processus en analysant chaque étape. Les paramètres techniques sont clairement identifiés et le 17 novembre 1928, les longueurs d'essais sont bonnes et l'ensemble du câble est mis en fabrication. Une filière française de câbles à longue distance est née. Cet évènement est l'acte fondateur de la SAT.
Myron LEBEDINSKY dépose ses premiers brevets sur les "inductances mutuelles à couplage négatif à fuites". Ce sera la base d'une nouvelle génération de répéteurs dont la stabilité sera nettement améliorée par rapport à celle de la précédente génération.
Louis HENRY entre à la Société des Téléphones GRAMMONT pour prendre en charge la fabrication des bobines PUPIN.
1929
Devant les difficultés financières rencontrées avec la crise économique, GRAMMONT est contraint de céder la Câblerie de Pont de Chéruy aux Tréfileries et Laminoirs du Havre. C'est l'origine de la présence de Tréfiméteaux à Pont de Chéruy. L'équipe qui a réussi le câble Angoulème-Limoges se disperse. Léon PARCÉ rejoint la société BOUCHERY qui a l'ambition de développer des câbles à longue distance.
1931
Suite au succès de GRAMMONT, les PTT décident de passer la commande de 2 câbles : Le Mans-Rennes et Le Mans-Angers. Mais ils exigent que l'affaire soit prise en charge par l'équipe qui a réussi. Léon PARCÉ, bientôt suivi d'André CAZAUX, revient chez GRAMMMONT pour piloter l'activité.
Un accord est signé le 9 décembre entre GRAMMONT et la Compagnie des Signaux; une section spécialisée dans les câbles à grande distance sera créée à Riom sous l'autorité de Léon PARCÉ. 
1932
6 février : Création de la Société des Applications Téléphoniques, première S.A.T. Premier Président : Georges BERTRAND, ingénieur chez GRAMMONT. L'activité d'études et de fabrication est implantée 41 rue Cantagrel, Paris 13ème, dans un immeuble appartenant à Grammont où était installée la société EURIEULT, fabriquant des postes téléphoniques.
Lucien DORBEC entre à la S.A.T dans l'équipe de Myron LEBEDINSKY.
Brevet SELT du modulateur en anneau.
Création de SILEC par Marcel DHOME qui avait été chez BOUCHERY avec Léon PARCÉ
1933
Entrée de Gilbert GODART à la S.A.T au laboratoire de Myron LEBEDINSKY.
1934
L'équipe sous la direction de Myron LEBEDINSKY met au point le premier répéteur 2 fils pour circuits régionaux.
1936
La grève, générale en France, atteint la câblerie de Riom.
1937
La S.A.T est retenue par les PTT pour une partie du câble coaxial Paris-Bordeaux. Il s'agit d'un câble à isolation par "disques" dont la licence a été acquise auprès de la société allemande Felten et Guilleaume.
Entrée de Jacques MARIE à la S.A.T
Fabrication de la première série de matériel de transmission normalisé par les PTT (matériel 37) et commun à tous les constructeurs français. Le matériel sera fabriqué à Cantagrel à partir de 1939.
1938
Entrée de Georges FUCHS à la S.A.T.
Grève à la S.A.T. La cause en est la dégradation du pouvoir d'achat. Les cadres à ce moment ne sont pas payés régulièrement et ne reçoivent que des avances. Certains ont un deuxième emploi la nuit pour vivre.
1939
La tension qui grandit entre la France et l'Allemagne conduit les PTT à engager des poses de câbles en urgence. La S.A.T est très impliquée dans ce programme.
Les suites de la crise économique du début des années 1930 et une gestion financière peu rigoureuse par GRAMMONT conduisent les PTT à favoriser la reprise de la S.A.T par un industriel plus crédible. La SAGEM, qui cherche à se diversifier, prend le contrôle de la S.A.T en août 1939. Félix VERNY, beau père de Marcel MOME Président de la SAGEM, est le premier Président de la deuxième SAT, Société Anonyme des Télécommunications. André HARDY et Léon PARCÉ sont administrateurs. GRAMMONT conserve une participation importante dans la SAT. La SAGEM n'aura de cesse d'éliminer cette participation, ce qui sera atteint en 1945.
2 septembre : Déclaration de guerre de la France à l'Allemagne. Beaucoup d'hommes de la SAT sont mobilisés.
1940
En mai, l'attaque foudroyante des Allemands entraîne l'exode de millions de Français vers le sud et l'ouest. 8 millions de personnes sont sur les routes. A la fin du mois de mai, Léon PARCÉ et Myron LEBEDINSKY décident de replier la SAT à Montluçon où la SAGEM a proposé d'accueillir l'activité dans le hall 9 de son usine. Une petite partie du personnel reste à paris sous la direction d'Annette-Paule BREUIL et plus tard de Louis HENRY. L'activité reprend à Montluçon au cours du 2ème semestre.
Début d'étude du matériel de transmission qui sera le "matériel 42" (répéteurs 2 fils et 4 fils) simple face.
Première assemblée générale de la SAT le 27 décembre. Marcel MOME, Président de la SAGEM devient Président de la SAT.
1942-1943
Myron LEBEDINSKY s'engage avec une équipe des PTT dans la réalisation d'équipements pour la "source K", système d'écoute des câbles France-Allemagne utilisés pour ses communications par l'occupant. Quelques personnes de la SAT et notamment Lucien DORBEC réalisent, dans le plus grand secret réalisent les systèmes d'écoute. Le réseau est démantelé au début de 1943. Il avait apporté beaucoup d'informations de grande valeur.
1942-1944
A la demande des PTT, une grande partie du matériel 42 fabriqué est caché dans des fermes des environs de Montluçon et particulièrement à la minoterie ALLORANT de Sainte-Sévère-sur-Indre. Ce matériel dissimulé permettra un redémarrage rapide du réseau en en 1944-1945.
1942
Début de l'étude d'un matériel 12 voies. Ce sera le "matériel 44" qui tiendra sur une seule face de bâti.
Paul GELLOS devient Président de la SAT. André HARDY est Directeur Général et Léon PARCÉ Directeur.
1943
Dans la nuit du 14 au 15 septembre, le hall 9 de Montluçon, qui abrite la SAT, est ravagé par un bombardement allié qui visait l'usine Dunlop.
1944
Etude d'un matériel de ligne pour liaisons à 12, 24 et 36 voies. La SAT fabriquera également les multiplex.
6 juin, débarquement allié en normandie. 25 août, libération de Montluçon. 26 août, libération de Paris. En septembre le personnel SAT part de Montluçon en camions GMC pour regagner Paris. Montluçon reste la principale usine de fabrication du matériel SAT.
1945
Des prisonniers de guerre allemands sont internés dans les bâtiments de la câblerie de Saint-Tropez.
Au retour de captivité, Gilbert GODART est nommé Directeur de l'établissement de Paris.
Le personnel SAT est d'environ 200 personnes, hors personnel de Montluçon qui est SAGEM en quasi-totalité.
1946
Entrée à la SAT de Robert JOURDAIN en tant que responsable de la "Comptabilité Industrielle" qui deviendra la comptabilité analytique d'exploitation.
1947
Le matériel 44 (12 voies, répéteurs et égaliseurs pour paires symétriques) commence à être fabriqué. Un matériel de génération suivante est mis en étude dans le plus grand secret. Il concernera tous les équipements de transmission analogique pour paires symétriques et paires coaxiales. Ce sera le "matériel 51".
Le parti communiste est exclu du gouvernement de Paul RAMADIER. Comme dans la plupart des entreprises françaises, une grève est déclenchée à la SAT.
Inauguration de la première liaison sur câble coaxial entre Paris et Toulouse sur un câble presque entièrement posé avant la guerre; la capacité du système, au développement duquel la SAT a participé avec LTT, est de 600 voies téléphoniques.
1948
Constitution d'une équipe sous la direction de Lucien DORBEC pour effectuer des études dans le domaine radioélectrique. Le premier matériel réalisé est un poste mobile fonction-nant à 40 MHz.
Construction du 3ème étage de l'immeuble du 41 rue Cantagrel
Invention du transistor par SHOCKLEY, BRATTAIN et BARDEEN aux Bell Labs.
1949-1951
La situation économique générale est difficile. L'horaire de travail est réduit de 45 à 40 heures. En 1951, une importante affaire d'exportation fait revenir l'horaire à 45 heures.
1950
Accord CSF-SAT sur les faisceaux hertziens. Cet accord, promis a un grand avenir, est fait sous l'égide des PTT.
Début de l'étude du système coaxial à 960 voies, S900, par les industriels de SOTELEC. La SAT participe activement à l'étude, notamment pour les amplificateurs de stations télésurveillées.
1951
Création d'un bureau SAT à Alger. Il fonctionnera jusqu'en 1962.
Le matériel 51 arrive en fin d'études. Il est caractérisé par un gros effort de standardisation. Les PTT appelle cette génération 51L en hommage à Myron LEBEDINKSY, pour les innovations techniques qu'il a apportées et pour son action pendant la guerre.
La SAT est chargée de transposer dans la mécanique 51L, le faisceau hertzien à 240 et 300 voies développé par la CSF.
La SAT est retenue pour l'ensemble du tronçon sud, Italie-Grèce-Turquie, du réseau projeté par l'OTAN pour pallier les déficiences des infrastructures de télécommunications en Europe. La SAT va concevoir l'équipement hertzien PF120 (12 voies).
1952
Brevet d'invention de la paire coaxiale à isolation ballon par Léon PARCÉ et Paul VERGÈS. La licence de la paire ballon sera acquise par 17 industriels.
1954
Construction de bâtiment du 16 rue Cantagrel. S'y installent la Direction Câbles et les études de câbles (Georges FUCHS), les chantiers (André CAZAUX), les Etudes Générales (Paul VERGÈS) et l'atelier de mécanique.
Entrées à la SAT de Georges PLANTIER, venu la Direction des Lignes Souterraines à Grande Distance (LSGD) des PTT et de Marc LIGER venu de l'ONERA. Georges PLANTIER est adjoint de Myron LEBEDINSKY.
Début de l'étude d'une nouvelle génération de matériel de transmission : "le matériel 60".
Suppression des marchés d'études par les PTT qui estiment que, le volume des commandes ayant pris de l'ampleur, permet le financement des études moyennant l'inclusion dans les prix d'un pourcentage pour les études.
Début du déploiement du système à 960 voies pour câble coaxial sur les liaisons Paris-Brive-Toulouse-Bordeaux,
1955
Le siège social de la SAT quitte l'avenue d'Iéna pour le 40 avenue de New- York.
1956
Reprise par la SAT des établissements Jean TURCK. C'est le démarrage d'une diversification des activités vers le domaine de l'infrarouge et des engins pour la défense. Jean TURCK arrive avec 120 personnes notamment Pierre LAMELOT, Roger BOUCHARD et René BERTELET qui deviendront Directeurs.
Création d'une équipe d'études pour les faisceaux hertziens militaires. L'équipe va se consacrer activement à l'étude du faisceau hertzien analogique tactique ARIANE sous la direction de Marc LIGER.
Entrée à la SAT de Jacques DOCKÈS venu du CNET.
Le personnel de la SAT atteint 800 personnes. L'immeuble du 41 rue Cantagrel est surélevé des 4ème et 5ème étages, exhaussement prévu par l'architecte dès la première surélévation de 1932.
1957
Entrée à la SAT de Jacques BOULIN venu de la Direction des Services Radioélectriques et de Pierre MAISON. Jacques BOULIN et Jacques DOCKÈS sont adjoints de Myron LEBEDINSKY.
La SAT commence à regarder du côté de la commutation et développe un petit commutateur transportable de 100 lignes.
1958
Jean GILARDI est nommé Directeur de la Production pour les fabrications SAT et celles faites à Montluçon.
Le transistor arrive à maturité. Il va pouvoir être utilisé dans les équipements à la place des lampes amplificatrices.
1958-1959
Transfert à Montluçon de la fabrication des matériaux magnétiques jusqu'alors assurée par l'établissement de Vitry qui sert également de dépôt pour les chantiers.
1959
La SAT est retenue pour assurer la maîtrise d'œuvre industrielle du Réseau de transmission de l'Armée de l'Air, le RA 70. La SAT est notamment en charge des faisceaux hertziens troposphériques et développe le système Mercure.
1960
Liaison expérimentale Marseille-La Ciotat sur paire coaxiale ballon 1,2/4,4 avec un système à 300 voies téléphoniques (1,3 MHz) entièrement transistorisé, développé par la SAT.
Début de l'étude d'un système de ligne à 1260 voies téléphoniques à transistors.
Premières études sur des équipements "numériques" : multiplex 36 voies puis 30 voies avec système de ligne à 2Mbit/s intégré (Jacques CLAISSE) et faisceaux hertziens (Marc LIGER).
A la même époque commence une activité de téléinformatique (Jacques CLAISSE et Moni MITRANI).
Entrée à la SAT de François Le MENESTREL venu de la SEFT.
Début de l'étude du premier autodirecteur infrarouge, l'AD530
Début de l'étude du système de télémesures AJAX.
1961
Décès de Myron LEBEDINSKY. Jacques BOULIN est nommé Directeur Technique,
Décès accidentel de Bernard LACHAISE, neveu de Paul VERGÈS et son successeur prévu à la tête des Etudes Générales.
Agrément par le STTA du multiplex 12 voies militaires transistorisé.
Paul GELLOS est toujours Président de la SAT. André HARDY est Vice Président, Léon PARCÉ, Directeur Général et Louis HENRY Directeur Commercial assisté de Georges Plantier pour le secteur télécommunications.
Le Centre d'Essais en vol choisit la SAT comme maître d'œuvre du système de télémesure "AJAX" destiné principalement à la mise au point des lanceurs militaires. A côté des équipements des stations de réception des champs de tir, des milliers d'équipements de bord seront fabriqués.
1962
Dans le cadre de la maîtrise d'œuvre du RA 70, la SAT crée le Bureau de Coordination du RA 70. Henri BRÉNAC, venu de l'Armée de l'Air en assure la direction.
Premier modem à 1200 bit/s.
Début de la coopération franco-allemande dans le domaine des petits missiles tactiques (SAT-ELTRO).
Explosion de la première bombe atomique française dans l'atmosphère à REGGANE : un "Vampire" téléguidé à l'aide d'une télécommande SAT prélève des échantillons dans le nuage radioactif.
1963
Première liaison coaxiale équipée du système à 1260 voies (6 MHz) entre Marseille et Toulon.
La SAT est retenue par le STTA pour l'étude du système de commutation du RA 70.
Création de l'établissement de DOURDAN. Pierre BÉJANIN en est nommé Directeur.
Démarrage d'une étude d'analyseur infrarouge monoligne.
Début de fabrication de l'équipement hertzien tactique ARIANE à Paris. La fabrication sera transférée à Dourdan en 1965.
Départ à la retraite de Paul VERGÈS. André VELTE prend la responsabilité des Etudes Générales plus tard nommées Procédés Industriels.
1964-1965
Construction de l'immeuble du 32 rue Cantagrel.
1964
Les 10 et 11 mars, la SAT organise un symposium sur la paire coaxiale à isolation ballon destiné aux entreprises qui ont acquis la licence de fabrication. De très nombreux représentants de ces entreprises sont présents. Le symposium se termine par une réception à la quelle participent les cadres de la SAT.
Inauguration de l'établissement de Dourdan.
Début du développement des engins antichars filoguidés Milan et Hot, et de l'engin sol-air Roland.
Premières livraisons de l'AD530. 1500 exemplaires seront livrés entre 1964 et 1979.
1964-1965
Construction de l'immeuble du 32 rue Cantagrel
Premières livraisons du multiplex 12 Voies 60. Cette génération, au départ à tubes, avait été réétudiée avec des transistors. Elle inclut beaucoup d'innovations dont celle des circuits imprimés.
1965
Jean GILARDI est nommé Directeur Industriel.
Création d'un établissement à Lannion à proximité du CNET, sous le nom de TREGOR électronique (TREL filiale de la SAT). Au début, il est consacré à l'activité industrielle (principalement des résistances de précision) sous la Direction de Maurice CHARRA.
Robert Jourdain est nommé Directeur financier.
Première liaison MIC 36 voies en Europe installée dans le réseau de la SNCF. Mise en service de la première liaison MIC (36 voies) pour les PTT entre Chaville et le centre Bonne Nouvelle. La normalisation n'est pas encore définie au CCITT.
Démarrage de l'étude d'un nouvel autodirecteur, l'AD550 qui deviendra le MAGIC 1.
La SAT réalise les panneaux solaires des premiers satellites français : FR1 et A1. Le CNES lui confiera plus tard la production des générateurs solaires des satellites D1, D2, METEOSAT.
Le système de télémesure numérique proposé par la SAT pour le satellite européen ESRO 1 est choisi par l’ESRO (futur ESA). La SAT fournit le codeur et intègre les émetteurs (Sud Aviation) et enregistreur (LOCKHEED). Ce succès entraînera la commande des satellites HEOS et TDl 1-2 puis SYMPHONIE.
1966
Démarrage de l'étude du multiplex 12 Voies de génération 70
TRW remporte l'appel d'offre pour le satellite de télécommunications INTELSAT III (1200 canaux téléphoniques) et la SAT retenue pour fournir une partie des générateurs solaires. Elle fournira de même des cellules solaires à HUGHES pour INTESAT IV (6000 canaux)
1966-1970
Le Vème Plan donne de l'importance aux télécommunications. Les autorisations de programme sont en forte hausse et passe à 12 milliards de francs. Des sociétés de financement, Finextel, Codetel et Créditel sont créées pour donner à la DGT la possibilité d'emprunter sur le marché en complément des crédits du budget de l'Etat.
1967
La procédure des marchés de télécommunications d'études est rétablie. L'augmentation importante des commandes laissait penser que le financement des études par un pourcentage des fournitures donnait des ressources trop élevées aux industriels.
Création à Lannion d'un laboratoire d'étude dédié au traitement des images sous la responsabilité de François-Xavier STOULS venu du CNET.
Rachat par la SAT de la câblerie CSEE de RIOM dont l'essentiel de la charge était assurée par la SAT depuis de nombreuses années. Jean Yves GUYOT en est le Directeur.
1968
Le personnel de la SAT est de 3300 personnes (hors Montluçon où 670 personnes travaillent pour la SAT).
Les évènements du mois de mai atteignent la SAT. La grève paralyse l'activité.
En juillet, publication du premier numéro de Télésat, revue de l'entreprise qui sera appréciée par le personnel et vivra jusqu'en 1996.
Organisation des laboratoires en "Divisions".
1969
Signature d'un accord sur la participation aux résultats de la Société. Cet accord est le premier d'une longue série.
Première liaison par faisceau hertzien analogique à 1800 voies téléphoniques (6 GHz), FH 693, entre Paris et Bordeaux.
La SAT réalise le premier faisceau hertzien numérique au plan mondial : le FHD 22 qui transmet 2 Mbit/s.
Présentation au salon du Bourget de l'équipement multiplex 12 voies de version 70, version militaire.
La SAT entreprend avec le CNRS des études sur un nouveau matériau photo sensible le HgCdTe. Ce matériau va se révéler très performant pour de nombreuses applications. Des détecteurs à base de HgCdTe seront vendus en particulier aux USA jusqu'en 1996.
Création d'un "Fonds commun de placement" SAT.
Le chiffre d'affaires à l'exportation représente 10% de l'activité de la SAT
1970
Début de fabrication du 12 voies 70 à Montluçon. Ce matériel a fait l'objet d'une industrialisation poussée compte tenu du volume des commandes prévues. Il intègre notamment le "tripôle", fabriqué à Lannion, qui facilite les réglages. La production du 12 voies 70 atteindra 300 extrémités par mois.
Accord SAT-TREL-Syndicats pour la participation aux bénéfices de la Société.
Reprise par la SAT de la section Télémesures-Télécommandes, Répondeurs radar, Antennes (TTRA) de la SNIAS. Le personnel (60 personnes) est intégré au sein des activités IR-Défense de la SAT sous la Direction de Lucien DORBEC.
Premier modem à 2400 bit/s.
Départ à la retraite d'André CAZAUX. Paul DUBOIS est nommé Directeur des chantiers.
Pour répondre aux besoins des PTT, une extension de 2000 m2 est réalisée à la câblerie de Riom.
1971
Disparition de Jean SÉSÉ, dans un accident d'avion, en se rendant en Bulgarie pour finir de négocier un important contrat.
Le VIème plan (1971-1975) affecte 45 milliards de francs aux télécommunications, auxquels s'ajoutent les emprunts via les sociétés de financement.
Un consortium (CIFAS), dont fait partie la SAT, emporte le contrat de réalisation de satellite Symphonie. La SAT est chargée des panneaux solaires et des codeurs de télémesures.
La croissance de l'activité téléinformatique qui s'adresse beaucoup à la clientèle privée conduit à créer une structure commerciale dédiée, le Groupe Opérationnel Téléinformatique (GOT) dont Jean-Louis GARNIER va rapidement prendre la responsabilité. 
Début des études sur les multidétecteurs. On réalise d'abord des barrettes puis des matrices suivant des technologies propres ou inspirées de celles réalisées avec le Silicium. Ces études déboucheront sur des détecteurs très performants, notamment pour l'imagerie infrarouge.
Un nouvel établissement industriel est implanté à Dinan; Jean-Paul VIX en est nommé Directeur.
Paul GELLOS, Léon PARCÉ et Louis HENRY partent en retraite. Jacques BOULIN devient Président Directeur Général. Jacques MARIE est nommé Directeur Technique assisté de Jacques DOCKÈS et Roger RUMEAU.
Claude ARNAUD est nommé Directeur du personnel.
La première liaison MC 30 voies, conforme à la normalisation du CCITT, est mise en service entre Clermont-Ferrand et Murol. Les générations successives d'extrémités MIC seront fabriquées pendant 30 ans à Dinan. Les terminaux de lignes à 2 Mbit/s seront fabriqués à Montluçon.
Première fabrication du FHD 28, faisceau hertzien numérique à 120 téléphoniques destiné aux liaisons régionales. Le "réseau de Basse Normandie" autour de Flers est le premier d'une longue série.
Première exposition internationale des télécommunications organisées à Genève par l'UIT; la SAT y a un stand remarqué. Cette manifestation va se renouveler tous les quatre ans jusqu'à 2003.
1972
L'établissement de Lannion (TREL) est intégré à la SAT. Il fabrique les tripôles pour le 12 voies 70, des résistances à couche métallique, des condensateurs mica et des cellules solaires.
La SAT est retenue pour l'implantation d'une unité de fabrication de 12 Voies 70 en Bulgarie avec transfert progressif de technologie.
Le laboratoire de technologies nouvelles déménage de Paris à Dinan. Il travaille activement sur les circuits à couches épaisses et minces et sur les reports de "puces" sur circuits hybrides.
Jacques DUREY succède à Hyacinthe BIGAS comme représentant de la SAT à Montluçon.
1973
Fabrication de goniomètres destinés à l'engin antichar Milan. La cadence passera de 25 par mois au début, à 100 par mois en 1981.
Création à la Lannion d"un laboratoire de commutation temporelle. Il est rattaché à l'équipe de Renato ISRAËL.
Normalisation de la hiérarchie numérique plésiochrone, 2 (30 voies), 8 (120 voies), 34 (480 voies), 140 Mbit/s (1920 voies). Cette normalisation de l'UIT sera un élément moteur du développement des techniques de transmission numériques.
La SAT entre dans SOCOTEL et est retenue par les PTT pour l'étude de l'Unité de Raccordement d'Abonnés (URA) destinée aux commutateurs temporels. La SAT a bénéficié de son important acquis dans le domaine des multiplexeurs numériques et de ses premières réalisations dans le domaine de la commutation temporelle.
Création d'un établissement à Anglet pour les fabrications électroniques. Raymond CASTILLON en est nommé Directeur. La construction d'un établissement est entreprise à Mouguerre.
1974
Le chiffre d'affaires atteint 979 millions de francs en 1974, en augmentation de 170% par rapport à 1969 en francs constants. 
Le personnel atteint 6000 personnes.
Inauguration de l'unité de fabrication implantée par la SAT dans l'usine "VOROCHILOV" de Sofia en Bulgarie.
Mise en service de l'Autoroute Electronique de l'Ouest à 38 Mbit/s, puis à 52 Mbit/s (720 voies téléphoniques) par faisceau hertzien.
Dans le cadre du consortium COSMOS, la SAT est chargée des panneaux solaires et des codeurs de télémesures pour le satellite Météosat.
La SAT est retenue pour la fourniture d'un centre de transit temporel par le Crédit Lyonnais, premier succès de la commutation destinée à la clientèle privée.
La SAT participe à la foire de Pékin.
La DGT se réorganise pour tenir compte de l'importance de l'aspect industriel généré par le développement du réseau. Le CNET est cantonné à un rôle purement technique. Une Direction des Affaires Industrielles et internationales est créée; elle est responsable de la stratégie industrielle, des contrats d'études et de fournitures, des affaires à l'international.
Création d'un établissement à Poitiers, La Cybellerie. Pierre BÉJANIN en est nommé Directeur. L'établissement est dédié aux fabrications du domaine infrarouge. La croissance de l'activité conduira à la construction en 1979 du site de La Chaume incluant un laboratoire infrarouge.
Michel BLACHE-COMTE est nommé Directeur de l'établissement de Dourdan
Transfert à Poitiers de la fabrication des détecteurs PbS et InSb et de l'atelier d'optique.
Départ de Maurice CHARRA. Jean-Paul VIX assure la Direction de l'établissement de Lannion en plus de celle de l'établissement de DINAN.
1975
La DGT lance une grande consultation, ouverte à l'international, concernant la fourniture de centraux téléphoniques à commande électronique en techniques spatiale. Poursuivant sa politique vers la commutation, la SAT s'allie avec SIEMENS pour répondre. Elle n'est pas retenue et la DGT retient Thomson qui revient dans le domaine des télécommunications après l'avoir quitté suite à un accord avec la CGE.
La SAT signe un contrat d'un montant de 335 millions de francs pour la construction d'une câblerie en Pologne, à proximité de Varsovie.
A la suite d'une consultation internationale, la SAT est retenue pour un contrat de 35 millions de francs concernant des liaisons coaxiales à 1260 voies téléphoniques en Afrique du nord.
Le nouvel établissement construit à Mouguerre à proximité de Bayonne est inauguré par le ministre des PTT Aymard ACHILLE-FOULD. 
Deuxième exposition internationale de télécommunications à Genève. La SAT y expose en particulier sa gamme d'équipements de transmission numérique, en avance sur celle de beaucoup de participants.
La production des modems se concentre de plus en plus à Bayonne
1976
Nouvelle orientation de la DGT en matière de commutation. La priorité est donnée à la commutation temporelle, la seule sur laquelle la SAT s'est engagée.
La SAT participe au SICOB et y fait une présence remarquée avec ses équipements en téléinformatique.
A l'initiative de l'établissement de Lannion, organisation des premières "Olympiades de la SAT". L'événement va se reproduire, d'année en année, dans d'autres établissements avec un grand succès.
François-Xavier STOULS est nommé Directeur de l'établissement de Lannion.
Roger GAUTIER succède à Pierre BÉJANIN à la tête de l'établissement de Poitiers.
Visite de Norbert SEGARD, ministre des PTT, à l'usine de câbles d'Ozarow en Pologne construite par la SAT.
Livraison au Crédit Lyonnais d'un centre de transit temporel destiné à interconnecter le trafic entre les agences,
Liaison expérimentale du premier système à 140 Mbit/s sur câble coaxial 1,2/4,4 entre Rennes et Châteaubriant.
1977
Les chantiers de pose et de raccordement de câbles ainsi que les chantiers d'installation partent du 16 rue Cantagrel pour s'installer dans un immeuble à Wissous qui servait depuis plusieurs années au stockage des câbles. Cet immeuble est doté de vastes entrepôts et dispose de bureaux pouvant accueillir les équipes de projets des chantiers de pose, de raccordement et d'installation. Henri KORB est nommé Directeur de l'établissement de Wissous.
Pierre MAYMAT succède à Jean-Paul VIX à la tête de l'établissement de Dinan.
Début des symposiums en régions dont l'organisation est menée par Michel SUTOUR; Ces "tournées" (les SUTOUR Shows) vont durer une dizaine d'années et largement contribuer au succès de la SAT dans le marché des équipements destinés aux Directions Régionales des télécommunications (DRT). Ce type de manifestations sera étendu rapidement à l'International.
Début d'études du "Corsaire", successeur du "Super Cyclope" fonctionnant à 10μ et destiné au drone CL289. Il atteint une sensibilité extraordinaire.
Début également de l'étude d'un nouvel autodirecteur (MAGIC 2) qui sera équipé de détecteurs assemblés en mosaïque.
Départ en retraite de Lucien DORBEC. .
1978
Création de G3S INFODIF qui deviendra SAGEM SAT SERVICE, pour la commercialisation des matériels du Groupe destinés au secteur privé.
Importante évolution de la structure financière du groupe "G3S". Pour pallier la menace d'une loi qui interdirait le contrôle "en boucle" du groupe, tel qu'il existe depuis la dernière guerre, CSEE contrôlant la SAGEM, SAGEM contrôlant la SAT et la SAT contrôlant la CSEE. Un holding, 3S Cadres, placé au dessus de la CSEE, est créé. Les cadres des sociétés sont invités à participer financièrement pour que cet holding puisse racheter l'actif de la SAT dans la CSEE.
Début de la fabrication à Dinan de la première génération de système de ligne à 140 Mbit/s pour lequel la SAT avait proposé l'utilisation du premier ASIC (Application Specific Integrated Circuit) à grande vitesse. 3000 répéteurs seront fabriqués en 4 ans
A la station de Ver-les-Chartres, inauguration du premier réseau commuté (réseau triangulaire) du RA 70.
Inauguration de l'unité de fabrication implantée par la SAT dans l'usine "VOROCHILOV" de Sofia en Bulgarie
Démarrage des études sur des câbles à fibres optiques. Les possibilités offertes par ce nouveau support et les composants associés conduisent à l'arrêt des études sur le guide d'onde.
Installation du premier TELCOM 100, autocommutateur privé de moyenne capacité qui va être bien accueilli par les utilisateurs. Plus de 1000 exemplaires seront commercialisés sous divers modèle (TELCOM 120, 130 et 140).
"Journées techniques SAT" à Alger.
Départ à la retraite de Jacques MARIE. Roger RUMEAU est nommé Directeur Technique et Jacques DOCKÈS Directeur Technique Etudes.
Le chiffre d'affaires généré par l'activité infrarouge atteint 300 MF, soit près de 20 % du chiffre d'affaires de la SAT.
1979
Départ à la retraite de Paul DUBOIS, Directeur des chantiers de câbles et d'installation. Henri KORB lui succède.
Décès de Léon PARCÉ, figure emblématique de la SAT depuis son origine.
Le premier autocommutateur d'abonnés SAT, le Telcom 220 est mis en service à la SAT, rue Cantagrel.
Création de SATELCOM International, structure marketing et commerciale (qui se substitue au GOT) destinée à la commercialisation des produits de téléinformatique et de commutation. Georges PLANTIER en assure la Présidence et Jean-Louis GARNIER en est le Directeur Général.
Début de l'étude de l'autodirecteur MISTRAL
Début de la production à DOURDAN du FH Modulaire destiné au réseau tactique de l'Armée de terre. Cet équipement très perfectionné est interopérable avec les équipements de l'OTAN.
Démarrage des études de compression d'images à la SAT-Lannion. Elles aboutiront notamment à la fourniture des équipements pour la transmission d'images à 64 kbit/s pour des applications militaires, à 2 Mbit/s pour le visiophone, à 34 Mbit/s pour la télévision et, plus tard à la commercialisation de l'équipement de visioconférence CAMERIS.
1980
Suite à une rude compétition, la SAT est retenue pour assurer la maîtrise d'œuvre du câblage en fibre optique de Biarritz. Cette réalisation expérimentale va permettre à la SAT de prendre une place importante dans la transmission optique, câbles et équipements.
1981
Jean Paul VIX rejoint la Direction Industrielle pour en prendre la Direction au départ de Jean GILARDI
Pierre MAYMAT rejoint Paris pour prendre la tête de l'établissement,
Pierre BÉJANIN assure la Direction de l'établissement de DINAN.
Le prototype de l'URA est présenté au CNET et agréé.
1982
Démarrage de l'étude d'une deuxième génération de système de ligne à 140 Mbit/s à Lannion et d'une nouvelle génération de multiplexeurs 34-140 Mbit/s.
La deuxième génération de système de ligne à 140 Mbit:s commence à être produite par l'établissement de Dinan.
Départ en retraite de Jean GILARDI. Jean Paul VIX est nommé Directeur Industriel.
Pierre MAYMAT est nommé Directeur de l'établissement de Paris.
Louis MEYLHOC est nommé Directeur de l'établissement de DINAN.
Roger BOUCHARD, Directeur de la Direction des Travaux et Essais Extérieurs part en retraite. François-Xavier STOULS, précédemment Directeur de l'établissement de Lannion est nommé Directeur de la DTEE.
Renato ISRAËL est nommé Chef de la Division d'études VIII dédiée à la commutation.
Prise de participation de la SAT dans le capital de la SILEC, société spécialisée dans l'activité câbles.
La SAT reçoit "l'oscar de l'exportation" qui est remis à Jacques BOULIN par Michel JOBERT, Ministre du Commerce Extérieur
Création d'une Direction de la Qualité. Jacques CLAVIER, Ingénieur Général de l'Armement venu du STTA, en est nommé Directeur.
Début de la coopération tripartite (France, Allemagne, Grande Bretagne) dans le domaine de la détection et du guidage infrarouge. Elle mettra 3 ans à démarrer et 15 ans à aboutir !
1983
Le Gouvernement lance le "Plan câbles" et un appel d'offres pour la réalisation du câblage de 1 400 000 prises en fibre optique est lancé. La SAT entend être un acteur majeur dans le Plan, dans la suite de expérience acquise en télédistribution avec Téléréseaux.
Quatrième exposition internationale de l'UIT. Le stand expose avec succès ses produits phares, notamment la nouvelle ligne de faisceaux hertziens numériques à très faible consommation FHD 2000, le système de ligne à 140 Mbit/s, la gamme des modems, l'autocommutateur TELCOM 25, le codeur de télévision numérique à 34 Mbit/s.
Début de la commercialisation de l'autocommutateur de petite capacité TELCOM 25. Sa capacité, son design et son coût ses fonctions vont lui assurer un succès très important. Jusqu'à 3000 exemplaires par an sortiront de l'établissement de Dinan. Sa commercialisation s'arrêtera en 1995.
Sur la période 1974-1983, le chiffre d'affaires croit de 195% en francs courants; compte tenu de l'inflation élevée à ce moment, la croissance en francs constants n'est que de 15%. C'est un très fort ralentissement par rapport à la période précédente.
Filialisation de l'activité Câbles de la SAT par création de la Société SAT CÂBLES. Claude BARBEROT, Président de SILEC, est le Président de SATCÂBLES. Michel HENRY en est nommé Directeur.
1984
Alain JAFFREZIC est nommé Directeur de l'établissement de Lannion.
Jacques Le GUEN est nommé Directeur de l'établissement de Dourdan.
Le 10 mai 1984 le réseau de Biarritz est inauguré par le Président de la République, François MITERRAND dans une allocution retransmise à Biarritz depuis l'Elysée par une liaison télévisuelle et visiophonique spatiale. De nombreuses personnalités françaises et étrangères sont présentes à cette manifestation.
Sur injonction de la Délégation Générale à l'Armement (DGA), la SAT et la Thomson sont "invitées" à rassembler au sein d'une société commune l'ensemble des compétences françaises (celles du LETI notamment) dans le domaine de la technologie des composants infrarouges. La SAT perd ainsi une grande partie des investissements qu'elle a consentis depuis près de 40 ans avec les établissements TURCK, dans ce secteur stratégique. C'est une opération gagnant-gagnant pour la Thomson qui rachètera peu après l'activité de TRT dans le domaine optronique et deviendra ainsi un concurrent direct de la SAT.
Inauguration de la première liaison en fibre optique à 560 Mbit/s entre Paris et Reims par Jacques DONDOUX, Directeur Général des Télécommunications et Jean LAMY de la Chapelle Directeur des télécommunications du Réseau National, en présence de Jacques BOULIN et Georges PLANTIER.
La SAT est retenue pour la réalisation de l'axe Nord-Sud du réseau de l'Armée de l'Air. Cette réalisation concerne la transmission numérique par faisceaux hertziens troposphériques avec Thomson et la commutation de transit temporelle.
La SAT est retenue pour la réalisation d'un vaste réseau hertzien en FHD 2000 dans l'Afrique subsaharienne : le réseau "Liptako-Gourma qui s'étend sur le Burkina-Faso, le Mali et le Niger.
Cette année, pour la première fois, la SAT est en perte de 45 MF. Les prévisions pour 1985 sont pires (227 MF de pertes). Le temps est venu de prendre des décisions drastiques. La SAT évolue maintenant dans un environnement où la concurrence nationale a pris une grande intensité, bientôt ouverte aux fournisseurs étrangers.
1985
La SAT obtient la certification RAQ 1 pour les matériels destinés aux Armées.
Début de production de l'autodirecteur MAGIC 2 dans les établissements de Poitiers et de Montluçon. Il en sera fabriqué 4000 exemplaires.
Premières fabrication à Poitiers des équipements infrarouges marine, VAMPIR, PIRANA et SEID, de défense contre engins volants au raz de l'eau. Les études avaient débuté 10 ans auparavant.
La SAT est retenue par la société américaine LITEL pour la réalisation d'un réseau de transmission optique à 565 Mbit/s s'étendant sur 7 états des Etats-Unis. La place de la SAT dans la transmission optique est désormais solidement établie.
Après la mise en veilleuse du déploiement des réseaux de videocommunications tout fibre optique dits "1G", la SAT est retenue pour la réalisation des réseaux de transport en fibre optique des 52 réseaux du Plan Câbles. C'est la suite logique de Biarritz. Le système de transport, dit RTO1V, est doté d'un sous système de sécurisation et d'un dispositif de télésurveillance.
Une opération financière d'envergure. La CSEE est en difficulté suite à des affaires à l'exportation qui ont mal tourné. L'indépendance de la SAGEM et, par contre coup, celle du groupe sont menacées. Les dirigeants des Sociétés décident de créer un holding COFICEM dont le capital est ouvert à tous les salariés du groupe. Son but est le rachat à CSEE des actions que cette société détient dans SAGEM. Ce sera un grand succès à court terme et une opération financière avantageuse pour tous les souscripteurs à long terme.
1986
Nouvelle organisation de la SAT. Une première verticalisation est mise en place dans l'organisation de la SAT avec la création de 4 "Branches" d'activités et centres de production. Chaque entité est responsable de sa technique, de son commerce et de sa gestion. Le chiffre d'affaires et le résultat restent de ressort de la Direction Générale composée de Jacques BOULIN et de 3 Directeurs Généraux adjoints : Georges PLANTIER, François Le MENESTREL et Roger RUMEAU.
Création de l'établissement de Massy-Wissous qui devient le "Centre des Installations et de la Maintenance", CIM. Sous la direction de Pierre SÉNÉJOUX. Il regroupe les activités d'installation et de mise en service jusqu'alors exercées par la DTEE avec celles de la Direction Chantiers dans les domaines des Centres et des Câbles (pose et raccordement). S'y ajoutent les activités de suivi et de maintenance.
1987
La SAT emporte la commande de fourniture des caméras thermiques à hautes performances ATHOS destinées au char LECLERC. 30 caméras seront produites chaque mois par l'établissement de Poitiers. Un contrat de fourniture très important pour ces caméras sera obtenu en 1991 avec les Emirats Arabes Unis.
La SAT est leader du marché des modems en France (35% du marché) et première en Europe (16% du marché).
Début de la commercialisation du Brasseur-Multiplexeur BMX 264 destiné au réseau de lignes spécialisées TRANSMIC. Cet équipement, promis à un grand avenir, connaîtra de nombreuses versions avec des enrichissements fonctionnels successifs. En 2010 il était toujours commercialisé.
1988
En septembre 1988, Jacques BOULIN transmet la fonction de Président Directeur Général à Pierre FAURRE Président Directeur Général de la SAGEM. Une nouvelle ère commence.
Décès de Jacques DOCKÈS. Départ de Georges PLANTIER et Roger RUMEAU
Nouvelle organisation de la SAT. Pierre FAURRE crée 3 Divisions dont le rôle est celui affecté aux Branches en 1986 plus la responsabilité de leur chiffre d'affaires et de leur résultat : la Division Télécommunications (DTEL) dirigée par Marc LIGER, la Division Communications d'Entreprise dirigée par Marc MATHIEU, la Division Optronique et Défense dirigée par Pierre LAMELOT.
Début de la production de l'autodirecteur MISTRAL. Il sera fabriqué à 15000 exemplaires, à raison de 2000 par an.
1989
Début d'études d'un nouvel autodirecteur IR bispectral pour le missile MICA. Première fourniture du système optronique destiné au drone CL289 (programme Franco-Germano-Canadien).
La SAT commercialise un nouvel autocommutateur de moyenne capacité, le TELCOM EUROPE doté de nombreuses innovations technologiques et fonctionnelles. Son adaptation au RNIS, ses capacités de mise en réseaux via le réseau TRANSPAC, ses fonctions de centre d'appel en font l'un des matériels les plus performants du marché. Le TELCOM EUROPE constitue l'apogée de la technique de commutation de la SAT.
Marcel PAULIAT succède à Jacques Le GUEN à la tête de l'établissement de DOURDAN
Signature d'un accord entre la SAT et STC (Angleterre), bientôt rejoints par Telettra (Italie) et ANT (Allemagne) dans le domaine de la transmission. Cet accord est destiné à faire face au géant qu'est devenu Alcatel après sa prise de contrôle de ITT. L'accord sera éphémère, les sociétés partenaires étant rapidement rachetées notamment par Alcatel.
1990
Au départ en retraite de Marc LIGER, Marc MATHIEU devient Directeur de la Division DTEL en plus de sa fonction de Directeur de la DCE.
A la DOD, Pierre LAMELOT part en retraite et est remplacé par Bernard CHRISTOPHE comme Directeur de la Division.
Création d'une filiale ERITELCOM avec ERICSON (SAT 50%, ERICSON 50%) pour la commutation.
Michel CROIZÉ et Marc MATHIEU sont nommés Directeurs Généraux adjoints.
1991
- France Télécom lance la première consultation concernant la fourniture les équipements de ligne à 2,4 Gbit/s et 622Mbit/s de la hiérarchie numérique synchrone (SDH). La DTEL répond avec SIEMENS et est retenue par France Télécom.
La SAT (DTEL) est également retenue pour la fourniture des équipements destinés aux "Réseaux Optiques Flexibles (ROF) assurant le raccordement des entreprises en fibre optique à haut débit.
Les activités de SATELCOM International sont intégrées à la Direction Commerciale de la Division DCE.
Le chiffre d'affaires de la DOD passe à 1230 millions de francs (522 millions en 1988).
1992
La DOD est retenue par la DGA en association avec Thomson-CSF pour la fourniture d'un système infrarouge (dit "secteur frontal) destiné à l'avion Rafale.
Fin de la production d'équipements pour la SAT à Montluçon.
1993
Jean-Pierre BERNASCONI est nommé Directeur de l'établissement de Dourdan.
Marcel PAULIAT est nommé Directeur de l'établissement de DINAN.
Alain ROUSSELIN, Directeur du CIM, part à la SAGEM.
François PERNÉE est nommé Directeur du centre des Installations et de la Maintenance.
Le chiffre d'affaires de la SAT atteint son maximum à 7 milliards de francs.
1994
Vente de l'établissement de DOURDAN. Les activités d'études et de production qui y siégeaient sont transférées sur les sites Massy, Paris, Dinan et Lannion.
1995
Bernard ERNOT est nommé Directeur des établissements de Dinan et Lannion.
Jean-Pierre BERNASCONI est nommé Directeur de l'établissement de DOURDAN.
Alain JAFFREZIC est nommé chef du SEI.
1996
Départ en retraite de Jean-Paul VIX.
François PERNÉE est nommé Directeur Industriel.
Michel RAGON prend la Direction du CIM.
La DOD est fusionnée avec la Division Navigation et Défense de la SAGEM au sein d'un nouvelle Division de SAGEM : Défense et Sécurité. C'est la fin de l'infrarouge à la SAT qui y était exercé depuis près de 40 ans et de 60 ans si l'on inclut la société TURCK. Le personnel de la DOD est dispersé entre les établissement SAGEM d'Argenteuil, Eragny et Nanterre et vivra mal cette fusion pendant des années. Les compétences de beaucoup d'anciens de la SAT finiront par être reconnues.
L'établissement de Poitiers est également transféré à La SAGEM. 15 ans après, c'est (presque) le seul établissement de la SAT qui reste au sein du groupe SAFRAN. 
L'activité câbles qui avait été regroupée au sein de la société SILEC, filiale de la SAT, devient la Division Câbles de la SAT. Jean-Claude PASSEMARD en est nommé Directeur.
1997
Vente à ERICSON des parts de la SAT dans ERITELCOM. Fin de la commutation téléphonique à la SAT.
1998
Le résultat de la SAT culmine en pourcentage du chiffre d'affaires (6%) et en francs.
Les assemblées générales de SAGEM et de SAT, tenues le 19 mai 1998, votent la fusion de la SAT dans SAGEM par absorption. La décision prend effet au 1er janvier 1998. La deuxième SAT aura vécu un peu moins de 57 ans. Depuis le commencement de l'activité de GRAMMONT dans le domaine des câbles, il s'est écoulé 128 années.
Fin de la SAT.
Dans le domaine des télécommunications, il s'agissait sans doute d'une évolution inéluctable liée au progrès fantastique de la technologie et à l'arrivée de la mondialisation :
Les semiconducteurs et la fibre optique ont peu à peu détruit la valeur ajoutée des équipementiers de réseaux. La concurrence exacerbée, avec notamment la Chine, a accéléré le processus. Aucune société du domaine n'y résiste.
Des activités de la SAT, seules subsistent les activités câbles au sein de la Société GENERAL CABLE qui a racheté SILEC, les activités optroniques au sein de SAFRAN, les activités Faisceaux Hertziens, d'ingénierie de réseaux et de pilotage de chantiers pour les réseaux de télécommunications au sein de SAGEM.COM. Les anciens de la SAT ont, en général, trouvé dans ces sociétés la reconnaissance de leurs compétences.  
 

Dernière modification : 24.01.2011